Running Man, Richard Bachman (Stephen King)

N’ayant lu que peu de romans de Stephen King, mais en ayant plusieurs dans ma bibliothèque, je me suis dit qu’il serait peut-être tant d’en faire sortir un. Et j’ai choisi Running Man.

La dictature et les jeux : la Rome antique avait ses gladiateurs… Les États-Unis, en cette année 2025, ont le Libertel, arme suprême du nouveau pouvoir.

Émission vedette de la chaine unique : « La grande traque ». Et le peuple, les yeux rivés sur le petit écran, regarde la mort en direct.

Chômeur comme tant d’autres, Ben Richards s’est engagé dans la compétition. Commence alors le compte à rebours… Pendant trente jours, Ben devra fuir les tueurs lancés à ses trousses. Le jeu n’a pas de règles, tous les coups sont permis. La foule participe, dénonce, s’acharne : la prime est alléchante…

Hallucinante course contre la peur, la délation, la mort. D’autant plus terrifiante que la fiction d’aujourd’hui est peut-être l’histoire de demain…

Je suis entrée très rapidement dans cette histoire passionnante.

Nous suivons Ben Richards, un jeune homme dont les revenus ne lui permettent pas de soigner sa petite fille qui est très malade. Il décide donc d’aller s’inscrire pour participer à une émission de télévision dans laquelle il pourra gagner un peu d’argent comme Le moulin de la fortune ou Nagez avec les crocos. Sauf que Ben est sélectionné pour l’émission la plus dangereuse, mais surtout la plus regardée et la plus lucrative de la chaine, La grande traque. Si Ben tient un mois, il remportera une très grosse somme d’argent, mais s’il est abattu durant le mois, de l’argent, correspondant au temps qu’il aura tenu, sera reversé à sa veuve.

La chasse commence et Ben peut se déplacer où il veut, mais il est traqué par les chasseurs de la chaine, mais également par la foule. Si une personne peut prouver qu’elle a vu Ben, elle reçoit 100 dollars. Mais si son information amène à l’exécution de Ben, elle touche 1000 dollars. De quoi bien motiver un peuple relativement pauvre. Ben, quant à lui, touche 100 dollars de plus s’il parvient à tuer un membre des forces de l’ordre.

Contrairement à ce que le titre pourrait laisser croire, Ben ne court pas beaucoup pendant la traque, il reste même souvent au même endroit et parvient même à se faire aider et au fil de la traque, apprend certaines choses sur les conditions de vie dans certains états du pays.

Les chapitres sont sous forme de compte à rebours qui va de 100 à 0, le tout est très bien écrit. Vu que les chapitres sont très courts, il est facile de rester plongé dans l’histoire de Ben et la fin m’a beaucoup plu.

Je ne me suis pas tellement attachée à Ben ni à aucun autre personnage que l’on rencontre dans l’histoire.

Un excellent roman.

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Will & Will, John Green et David Levithan

C’est le premier roman de John Green dont j’ai entendu parler sur la blogosphère et j’ai enfin eu l’occasion de le lire. Et de découvrir David Levithan que je ne connaissais pas.

Will Grayson se méfie des sentiments. Les histoires de cœur portent la poisse, tout le temps. Alors dans la vie, autant se faire discret. Son meilleur ami, Tiny Cooper, est à la fois une bénédiction et une vraie plaie : ami fidèle et rayonnant, il est aussi ouvertement gay que corpulent et n’a pas l’habitude de passer inaperçu. À l’autre bout de ville, un adolescent en pleine déprime assume mal sa différence. Le hasard veut qu’il se nomme lui aussi Will Grayson…

 J’ai beaucoup aimé ce roman.

Ce que j’ai le plus apprécié, c’est l’alternance des points de vue entre les deux Will Grayson qui sont très différents l’un de l’autre. Et les styles d’écriture des deux points de vues sont également très différents, ce qui est très intéressant à lire.

Le premier Will, celui qui est ami avec Tiny Cooper depuis très longtemps, m’a plu même s’il est un garçon très passif, qui laisse la vie se dérouler devant lui et dont il est un simple spectateur. Il ne veut pas s’impliquer et encore moins avoir une petite amie, même si les filles lui plaisent.

Le deuxième Will m’a beaucoup plu, car son histoire m’a plus touchée. Il a du mal à se lier aux autres (et n’en a pas franchement très envie), même à sa mère,  et est plutôt dépressif. Mais il oublie tout lorsqu’il parle avec Isaac sur MSN. Il n’a jamais rencontré ce garçon, mais ils s’entendent parfaitement bien, délirent beaucoup ensemble. Et Will en est tombé amoureux. Un jour, ils décident de se rencontrer.

Malgré le titre, j’ai eu l’impression que les deux Will n’étaient pas vraiment les personnages principaux du roman. Tiny Cooper est tellement exubérant, et il intervient auprès des deux Will, qu’il est le personnage qu’on retient le plus du roman. Il est gay et ne s’en cache pas, tout comme il ne peut cacher sa corpulence. Il veut se faire remarquer et ça marche très bien. Au lycée, il a crée une amicale gay et hétéro et il monte une comédie musicale basée sur sa propre vie, Tiny Dancer.

Il y a plusieurs thèmes dans ce roman, le plus évident étant l’homosexualité, mais également un peu l’asexualité, la différence, l’amour et l’amitié.

Il y a de nombreux personnages secondaires. Jane et tous les amis du premier Will et Tiny et également les quelques amis du deuxième Will même si j’ai particulièrement détesté Maura à cause de ce qu’elle lui fait.

Un roman très sympa traitant de thèmes qui me parlent beaucoup.

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Boys don’t cry, Malorie Blackman

Ça faisait quelque temps que j’entendais parler de ce roman sur internet et comme son titre est le même que celui d’un film, j’étais persuadée que c’était la même histoire alors qu’en fait, non.

Dante attend les résultats de ses examens. Le courrier qui lui ouvrira les portes de l’université. De sa future vie. Celle dont il a toujours rêvé. Mais quand on sonne enfin à la porte, ce n’est pas le facteur, c’est Mélanie. Son ex-copine, dont il n’a plus entendu parler depuis des mois. Avec un bébé. Le sien. Le leur. Être père à 17 ans ? Il y a de quoi pleurer. Mais les garçons ne pleurent jamais…

Ce roman est un gros coup de cœur.

Pourtant, ce n’est absolument pas le genre d’histoire que j’aime d’habitude, mais j’ai immédiatement accroché et je n’ai pas lâché jusqu’à la toute dernière page.

Dante est un jeune homme de dix-sept ans plutôt intelligent et promis à un brillant avenir et il est extrêmement facile de s’attacher et de s’identifier à lui. Que ferait-on dans la même situation que lui ? Tout son avenir est remis en cause lorsque son ex petite amie Mélanie arrive avec un bébé dont elle dit qu’il est le leur. Elle lui laisse pour aller au supermarché, mais ne reviendra finalement pas, le laissant avec un bébé, Emma, sur les bras.

On suit le point de vue de Dante sur cette histoire, comment il apprend la nouvelle, comme il en parle avec son père et comment il doit s’habituer à sa nouvelle vie de parent. On suit également le point de vue d’Adam, le petit frère de Dante que j’ai adoré. Il est enthousiaste, toujours de bonne humeur. On suit sa petite vie, sa peur des hôpitaux depuis la mort de sa mère, ses relations avec Dante et son père, son homosexualité. Adam est un personnage très important  et son histoire m’a beaucoup touchée.

C’est une histoire vraiment émouvante et qui fait vraiment réfléchir. Tout change pour Dante et sa famille du jour au lendemain et Dante doit revoir la liste de ses priorités, il se pose de nombreuses questions. Sa relation avec son père est très intéressante.

Un roman magnifique.

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Matilda, Roald Dahl

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Je n’ai lu ce roman que très récemment, mais j’avais déjà vu le film sorti en 1996 et c’est ce qui m’a donné envie de le lire. Comme l’auteur est Roald Dahl, je me doutais que cette lecture me serait très plaisante.

À l’âge de cinq ans, Matilda sait lire et a dévoré tous les classiques de la littérature. Pourtant, son existence est loin d’être facile, entre une mère indifférente, abrutie par la télévision et un père d’une franche malhonnêteté. Sans oublier Mlle Legourdin, la directrice de l’école, personnage redoutable qui voue à tous les enfants une haine implacable. Sous la plume acerbe et tendre de Roald Dahl, les événements se précipitent, étranges, terribles, hilarants. Une vision décapante du monde des adultes !

Matilda est une petite fille à laquelle ses parents font si peu attention qu’ils ne remarquent pas à quel point elle est extraordinaire. Même, ils la dénigrent parfois complètement, la trouvant idiote de ne pas aimer les mêmes choses qu’eux, comme la télévision.

Matilda passe ses journées toute seules, car son grand frère va à l’école, son père va travailler (et arnaquer ses clients en leur vendant de mauvaises voitures) et sa mère va jouer au bingo, alors la petite fille doit très vite apprendre à se débrouiller seule et apprend à lire en feuilletant les magazines de la maison, mais bientôt, elle a envie de livres, chose inexistante chez elle ; elle découvre alors un lieu merveilleux : la bibliothèque.

Elle lit toutes sortes de romans et s’interroge sur sa famille qui ne s’intéresse qu’à la télé et à l’argent. Et elle en a marre du comportement de ses parents vis-à-vis d’elle et décide de leur faire des « blagues » qui ne les font pas rire, eux. Et finalement, Matilda se retrouve sur les bancs de l’école.

À l’école, elle est dans la classe de Mademoiselle Candy, une très gentille maitresse qui s’attache immédiatement à Matilda, mais malheureusement, la directrice, Madame Legourdin est une femme très méchante qui terrorise tous les élèves.

La gentille et très intelligente Matilda décide alors de lui faire face.

J’ai adoré ce roman de Roald Dahl, principalement car la petite Matilda est extrêmement attachante et ce personnage parle à tous les fanas de lecture. On veut que sa situation s’arrange, que ses relations avec ses parents changent et même, on est ravi quand Matilda leur fait ses « blagues ». On se dit que c’est bien fait pour eux et qu’ils n’avaient qu’à aimer cette petite fille comme elle le mérite au lieu de lui être totalement indifférents.

Il y a de nombreuses références littéraires et on aimerait avoir été comme elle, avoir su lire aussi jeune et se débrouiller toute seule dans cette famille. Quand Matilda va à la bibliothèque, l’auteur fait un listing des livres que la petite a lus. Outre le rayon jeunesse en entier, elle a dévoré des œuvres littéraires très complexes que même certains adultes ne seraient pas capables de lire. Elle n’a pourtant que cinq ans.

Il y a clairement deux parties dans le roman qui se rejoignent à la fin. Dans la première, c’est l’histoire de Matilda et de sa famille et dans la deuxième, c’est l’histoire de Matilda à l’école, de sa rencontre avec Mademoiselle Candy et Madame Legourdin. Dans la deuxième partie, on a quelques moments où Matilda est avec ses parents, mais assez peu à part à la toute fin de l’histoire.

Mais le point commun entre ses deux parties, c’est que Matilda considère que les adultes peuvent être « punis » par les enfants s’ils ne se comportent pas bien. Et dans cette histoire, de nombreux adultes ne se comportent pas bien du tout alors que les enfants sont plutôt sages. Matilda est très ingénieuse pour mettre ses punitions en place.

Roald Dahl fait des remarques très intéressantes et la plupart du temps très drôles sur les parents et les enfants et j’ai particulièrement apprécié le début où il évoque les parents qui pensent que leurs enfants sont des petits génies et qui refusent toutes critiques à propos de leur progéniture. Des bulletins de notes pareils, ce serait à mourir de rire (sauf pour les parents en question).

C’est un roman génial que tous les fans de lectures devraient lire.

Il a été adapté au ciné par Danny DeVito en 1996 et il y joue le rôle du père de Matilda. Le film est plutôt fidèle au roman à part une scène qui a été rajoutée et la scène de fin à l’école qui est assez différente même si l’esprit du livre reste le même. Il y a même eu une comédie musicale très récemment.

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Carrie, Stephen King

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Après avoir vu des extraits du premier film réalisé ainsi que la bande annonce du film plus récent, j’ai eu envie de lire ce roman. C’est le premier roman de Stephen King que j’ai lu.

« Dépêche A.P. 27 mai 1979. 23 h 46.

Un sinistre d’une ampleur tragique frappe la ville de Chamberlain, Maine. Des centaines de morts… »

Une mère puritaine obsédée par le diable et le péché ; des camarades de classe dont elle est le souffre-douleur : Carrie est profondément malheureuse, laide, toujours perdante.

Mais à seize ans resurgit en elle le souvenir d’un « don » étrange qui avait marqué fugitivement son enfance : de par sa seule volonté elle pouvait déplacer les objets à distance. Et ce pouvoir réapparait aujourd’hui, plus impétueux, plus impatient…

Une surprise bouleverse soudain la vie de Carrie : lorsqu’elle est invitée au bal de l’école par Tommy Ross, le boy-friend d’une de ses ennemies, n’est-ce pas un piège plus cruel encore que les autres ?

Alors que les filles du collège prennent une douche après le sport, Carrie, 17 ans, a ses premières règles. Sa mère ne lui ayant jamais expliqué cela, elle croit être en train de mourir hémorragie interne et devient la risée des autres filles (encore plus que d’habitude) qui la bombardent de serviettes hygiéniques. Elle est secourue par la prof de sport et Carrie, sous le choc et en colère, parvient à faire bouger des objets par la pensée, comme un objet sur le bureau du directeur. Elle rentre chez elle et retrouve sa mère, une femme très puritaine et même cruelle avec sa fille. Une des jeunes filles qui s’est moquée de Carrie s’en veut terriblement et propose à son petit ami d’emmener Carrie au bal avec lui pour se faire pardonner.

Ce que j’ai trouvé génial dans ce roman, c’est que très vite, on parvient à voir ce qu’il s’est passé dans la ville de Chamberlain grâce à des articles de journaux et à des extraits de livre sur le drame. On comprend assez vite ce qu’il s’est passé même si certains éléments restent dans le flou un moment. Cela permet surtout d’avoir accès à des scènes qui se sont produites dans le passé, comme celle avec les pierres, ou d’avoir des informations complémentaires sur les personnages comme sur la mère de Carrie. C’est vraiment très intéressant.

Ce que j’ai également trouvé intéressant, c’est que même si on sait que Carrie est responsable du drame, c’est qu’on a vraiment du mal à lui en vouloir. Ce n’était pas vraiment de sa faute. Ce pouvoir était en elle et il s’est déchainé suite aux actions de mauvaises personnes. Le drame est autant de la responsabilité de Carrie que des personnes qui ont été méchantes avec elle, mère et élèves compris.

Il est à la fois facile et difficile de s’attacher à Carrie. Facile parce qu’elle est une toute jeune fille martyrisée par d’autres élèves et maltraitée par sa mère et qu’on voudrait la protéger contre ces personnes qui lui veulent du mal (plusieurs scènes sont centrées sur eux). Mais aussi difficile parce que son éducation lui fait penser des choses assez désagréables, elle a été formatée par sa mère. Et puis elle est responsable d’un grand drame.

La mère de Carrie et les élèves du collège qui embêtent Carrie sont les personnages qui sont les plus… effrayants. Les élèves ne reculent devant rien pour faire du mal à Carrie et leur dernière « blague » est des plus macabres. Mais la mère de Carrie fait vraiment peur par son fanatisme religieux.

J’ai eu un peu de mal avec le style d’écriture sur les premières pages, mais c’est vite passé et j’ai lu très rapidement ce roman.

Mon premier Stephen King a été une très bonne découverte.

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