Carrie, Stephen King

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Après avoir vu des extraits du premier film réalisé ainsi que la bande annonce du film plus récent, j’ai eu envie de lire ce roman. C’est le premier roman de Stephen King que j’ai lu.

« Dépêche A.P. 27 mai 1979. 23 h 46.

Un sinistre d’une ampleur tragique frappe la ville de Chamberlain, Maine. Des centaines de morts… »

Une mère puritaine obsédée par le diable et le péché ; des camarades de classe dont elle est le souffre-douleur : Carrie est profondément malheureuse, laide, toujours perdante.

Mais à seize ans resurgit en elle le souvenir d’un « don » étrange qui avait marqué fugitivement son enfance : de par sa seule volonté elle pouvait déplacer les objets à distance. Et ce pouvoir réapparait aujourd’hui, plus impétueux, plus impatient…

Une surprise bouleverse soudain la vie de Carrie : lorsqu’elle est invitée au bal de l’école par Tommy Ross, le boy-friend d’une de ses ennemies, n’est-ce pas un piège plus cruel encore que les autres ?

Alors que les filles du collège prennent une douche après le sport, Carrie, 17 ans, a ses premières règles. Sa mère ne lui ayant jamais expliqué cela, elle croit être en train de mourir hémorragie interne et devient la risée des autres filles (encore plus que d’habitude) qui la bombardent de serviettes hygiéniques. Elle est secourue par la prof de sport et Carrie, sous le choc et en colère, parvient à faire bouger des objets par la pensée, comme un objet sur le bureau du directeur. Elle rentre chez elle et retrouve sa mère, une femme très puritaine et même cruelle avec sa fille. Une des jeunes filles qui s’est moquée de Carrie s’en veut terriblement et propose à son petit ami d’emmener Carrie au bal avec lui pour se faire pardonner.

Ce que j’ai trouvé génial dans ce roman, c’est que très vite, on parvient à voir ce qu’il s’est passé dans la ville de Chamberlain grâce à des articles de journaux et à des extraits de livre sur le drame. On comprend assez vite ce qu’il s’est passé même si certains éléments restent dans le flou un moment. Cela permet surtout d’avoir accès à des scènes qui se sont produites dans le passé, comme celle avec les pierres, ou d’avoir des informations complémentaires sur les personnages comme sur la mère de Carrie. C’est vraiment très intéressant.

Ce que j’ai également trouvé intéressant, c’est que même si on sait que Carrie est responsable du drame, c’est qu’on a vraiment du mal à lui en vouloir. Ce n’était pas vraiment de sa faute. Ce pouvoir était en elle et il s’est déchainé suite aux actions de mauvaises personnes. Le drame est autant de la responsabilité de Carrie que des personnes qui ont été méchantes avec elle, mère et élèves compris.

Il est à la fois facile et difficile de s’attacher à Carrie. Facile parce qu’elle est une toute jeune fille martyrisée par d’autres élèves et maltraitée par sa mère et qu’on voudrait la protéger contre ces personnes qui lui veulent du mal (plusieurs scènes sont centrées sur eux). Mais aussi difficile parce que son éducation lui fait penser des choses assez désagréables, elle a été formatée par sa mère. Et puis elle est responsable d’un grand drame.

La mère de Carrie et les élèves du collège qui embêtent Carrie sont les personnages qui sont les plus… effrayants. Les élèves ne reculent devant rien pour faire du mal à Carrie et leur dernière « blague » est des plus macabres. Mais la mère de Carrie fait vraiment peur par son fanatisme religieux.

J’ai eu un peu de mal avec le style d’écriture sur les premières pages, mais c’est vite passé et j’ai lu très rapidement ce roman.

Mon premier Stephen King a été une très bonne découverte.

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