La maison de Soie, Anthony Horowitz

Alors, pour tout vous avouer… je crois bien que c’est la cinquième fois que je lis La Maison de Soie. Comme j’avais très envie d’enfin lire l’autre roman sur cet univers d’Anthony Horowitz, Moriarty, je me suis dit qu’il serait plus sympa de relire celui-là avant.

Sherlock Holmes reçoit la visite d’Edmond Carstairs, un galeriste londonien. Celui-ci craint pour sa vie à cause d’une aventure qu’il a vécue aux États-Unis. Il se sent menacé et a toutes les raisons de croire que c’est bel et bien le cas. Comme il n’y a pas de preuve, Holmes décide de ne pas poursuivre son enquête. Pourtant, le lendemain, Carstairs revient pour lui apprendre qu’il a été victime d’un vol. Holmes décide alors d’enquêter, aidé en cela par son fidèle Watson, mais aussi par une bande d’enfants des rues, les irréguliers de Baker Street. L’enquête prend une tout autre tournure lorsqu’un des enfants disparait alors qu’il semblait avoir un indice important pour la suite.

La première partie de l’enquête n’est pas des plus passionnantes. Ce n’est vraiment que lorsque l’enfant disparait et que l’on évoque pour la première fois La Maison de Soie que mon attention a vraiment été captée et que j’ai commencé à me poser des questions sur le dénouement de l’enquête. Mais il faut quand même dire que ce sont les problèmes d’Edmond Carstairs qui déclenchent le tout et que la résolution de cette enquête-là est assez satisfaisante.

Ce que j’ai bien aimé, c’est que dès le début, on sait qu’on va entrer dans une histoire qui risque de vraiment nous surprendre, voir nous choquer. En fait, dans les premières pages, nous avons un Docteur Watson vieillissant, venant d’apprendre la mort du célèbre détective, qui décide de mettre sous écrit une de leur plus terrible aventure. Si terrible qu’il la fait mettre sous clef avec interdiction de la lire avant une centaine d’années. Cette aventure est trop compromettante et choquerait grandement ses contemporains.

Et en effet, la résolution d’une des parties de l’enquête est bien choquante comme il faut. J’ai compris un peu avant de le lire et je me disais « Mais non, ça ne peut pas être ça quand même. » Eh ben si, c’était ça. Sincèrement, ce livre m’a particulièrement marqué à cause de ça.

Il y a un moment dans l’histoire où le docteur Watson se retrouve un peu seul parce que Sherlock Holmes est « occupé » ailleurs et il est intéressant de suivre le docteur sans son acolyte. Il rencontre d’ailleurs un certain personnage assez important dans le Canon (les romans et nouvelles de Sir Arthur Conan Doyle).

Le style d’écriture est très agréable à lire. Anthony Horowitz a fait comme si c’était (comme dans les histoires originales) le Docteur Watson qui racontait l’histoire et c’est particulièrement réussi. On pourrait vraiment se croire dans une véritable enquête du célèbre détective.

Je ne peux que vous conseiller cet excellent roman, d’autant plus si vous êtes un adepte des aventures de Sherlock Holmes.

Ce contenu a été publié dans Livres, Thriller/Polar, avec comme mot(s)-clé(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *